Ray Ringo 2 - La chronique

Black Hills, Hiver 1862. Alors qu'il chassait tout simplement le lièvre dans la plaine enneigé, Jerry trouve un médaillon qu'il ramène à Ray Ringo. Pas de doute, c'est bien le pendentif avec le trèfle à quatre feuilles qu'il avait offert à Lean avant sa disparition. Les ravisseurs ne doivent pas être loin. Quelques mois plus tôt, un groupe d'indiens Shoshones a attaqué la carriole dans laquelle sa famille mormone la retenait. Ils ont tous été massacrés, sauf elle, prise sous la coupe de Nayati. Au camp fortifié, le Cinquième Régiment de Cavalerie des Tuniques Bleues fait halte avant de rejoindre les troupes du Major General McClellan. Ray y retrouve le sous-lieutenant George Armstrong Custer, un de ses anciens camarades de West Point. Si ce dernier est un homme de guerre qui trouve que les conflits permettent d'occuper les hommes, Ray n'a qu'une idée en tête : sortir sa fiancée des griffes indiennes.

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Au camp de la tribu Shoshone, Lean apprend les coutumes en vigueur. Elle se définit en femme libre. Elle ne cherche ni à tuer, ni à blesser personne. Elle réclame au chef du village la liberté que ses hommes lui ont volé. Celui-ci la trouve fière et aussi brave qu'un guerrier. Il lui accorde la faveur de ses bonnes grâces en lui offrant sa coiffe. Elle découvre également le véritable visage de Nayati. Ray Ringo ne le sait pas encore, mais il a intérêt à faire vite parce que la cruauté de Nayati peut atteindre des sommets insoupçonnés.

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Deuxième épisode du revival de Ray Ringo et le moins que l'on puisse dire c'est que Corbeyran et Surzhenko n'épargnent rien à leur héros. On serait à deux doigts de leur en vouloir un petit peu. Lors de sa quête, Ray Ringo croise la route d'un personnage historique de la Guerre de Sécession. George Custer a réellement existé. Né dans l'Ohio en 1839, il mourra à la célèbre bataille de Little Big Horn. A la manière dont Goscinny le faisait dans le domaine de l'humour avec Lucky Luke, Corbeyran crédibilise le récit avec un acteur de la vraie vie. Au dessin et aux couleurs, Roman Surzhenko assure de plus en plus. Il faut cesser de le prendre pour un sous-Rosinski ou un sous-Swolf sous prétexte qu'il a poursuivi leurs séries. Tant au niveau du dessin que du scénario, l'album est remarquable par son final où plus de huit planches silencieuses portent aux nues un drame hors du commun.

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Avec cette reprise de Ray Ringo, Corbeyran et Surzhenko cassent les codes de la bande dessinée populaire de qualité, tout simplement en lui mettant un « P » majuscule.

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