
Rurik Sallé & Corbeyran récidivent...
Après leur collaboration sur Seule l'Ombre, Corbeyran et Rurik Sallé réitèrent leur collaboration pour nous proposer un one-shot se déroulant dans le Japon des années soixante-dix.
En juillet 1970, dans le petit port de Shikomi, niché au creux de la baie de Wakasa, la chaleur est lourde, le quotidien paisible. Et pourtant, en quelques heures, le monde bascule. Le soleil ne se lève pas, le thermomètre chute et une neige épaisse commence à recouvrir les filets de pêche et les katanas.
C'est le point de départ de Neige de Sang, le nouveau chef-d'œuvre de Corbeyran, Rurik Sallé et Jef, à paraître cette semaine aux éditions Ankama. L'intrigue, finement tissée, puise sa force dans les racines du Japon ancestral. Au fil des pages, les personnages - et les lecteurs - découvrent que l'on n'échappe jamais vraiment à son héritage.
Entre huis clos et fantastique
Ce qui commence comme un dérèglement climatique inexpliqué tourne rapidement au cauchemar. Alors que les villageois se réfugient dans l'auberge de la vieille Makiko pour tromper le froid, l'horreur s'invite à leur table. Un premier cadavre est découvert, puis un second, tous deux marqués par des coups de sabre d'une précision chirurgicale.
Le récit nous entraîne dans un huis clos nocturne et oppressant où le temps semble s'être arrêté. Pourquoi la neige tombe-t-elle en plein été ? Qui sont ces samouraïs surgis du néant pour accomplir une obscure vengeance ?
La virtuosité graphique
Si le scénario est envoûtant, le dessin de Jef est une véritable expérience sensorielle. Un travail à l'encre et au pinceau avec des noirs profonds mêlés à à la couleur pour créer des ambiances "délavées" d'une beauté mélancolique et un réalisme saisissant où chaque visage, chaque vêtement et chaque ruelle de Shikomi transpire l'authenticité du Japon des années 70.






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